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A la découverte de la Bachasse

 A environ 1,5 kilomètre au sud du bourg, c’est un petit coin bien connu de quelques anciens de la commune, de pêcheurs à la ligne et de chasseurs.
La rivière y coule paisiblement entre ses berges plantées d’aulnes et de jeunes peupliers ; elle est enjambée par un ouvrage en pierre, utilisé maintenant commun un pont par les promeneurs et les pêcheurs, mais qui à l’origine avait une tout autre destination.

En effet, ce « pont » était une sorte d’aqueduc ou de pont-canal, utilisé par un bief pour passe au-dessus de la rivière.
Ce bief prenait naissance au barrage d’irrigation (ou empellement, dans notre parler local). Ce barrage était situé à quelques centaines de mètres en amont
Au départ, rive gauche de la rivière, il la franchissait sur ce pont-canal pour se retrouver rive droite.
Près d’un kilomètre plus loin, il franchissait de la même manière le Bief de la Thuaille par un pont-canal de dimensions nettement plus petites.

Après cette seconde bâchasse, le bief passait ensuite sur les route de Saint-Paul-de-Varax, puis de Servas, pour longer le bas de la pente située entre le cimetière et le pont Marmont. Il traversait enfin la route en bas de la côte pour retrouver le lit de la rivière un peu en amont du barrage d’irrigation qui était édifié au « Pré Taillis » en dessus du cimetière.
Le bief était utilisé pou l’irrigation e »z prés situés en bordure. Des petits empellements construits tout au long permettaient de retenir l’eau de l’envoyer sur les prés. Des règles précises édictées par la Préfecture de l’Ain codifiant la hauteur d’eau qui peuvent être retenue au barrage, ainsi que les jours où il était possible d’irriguer. De même un règlement entre propriétaires riverains du bief instituait un tour de rôle dans les jours d’irrigation.

Ce pont-canal est connu sous le nom de « La Bâchasse », lequel s’applique bien à l’ouvrage lui-même et non au lieu.
Il est difficile de situer l’origine de cette appellation car au départ, un bâchat ou bâchasse désignait le bassin d’une fontaine, ou le baquet que l’on mettait sous un bec de pompe pour récupérer l’eau. Dans le parler relatif aux étangs de la Dombes, la bâchasse définit parfois le petit canal qui relie la pêcherie d’un étang ou « gour », sorte de mare qui recueille les poissons qui auraient pu passer à travers les grilles placées devant le thou (ou vanne) de l’étang.
Cet ouvrage remarquable, édifiée dans les années 1850, auraient été construit avec des pierres provenant de la démolition du moulin de Savoie, lequel se trouvait pratiquement à cet endroit, un tout petit peu en aval (selon le cadastre de 1830).

Pour permettre la conservation de ce patrimoine, le propriétaire en a ait don à la commune. L’ouvrage a été réhabilité par le Syndicat Veyle-Vivante. Il peut être découvert en empruntant un petit chemin bordure de la rivière, au départ sur la route de Saint-André-le-Bouchoux : c’est le chemin de la bâchasse.

Avec quelques traces du bief, c’est un des rares vestiges de ce système d’irrigation très ingénieux, qui a fonctionné pendant des décennies, pratiquement jusqu’à la dernière guerre mondiale.
Pour éviter ou limiter les inondations, les barrages d’irrigation sur le Vieux-Jonc ont été supprimés dans les années 1970 lors du curage de la rivière.

Les autres ouvrages, qui étaient déjà devenus inutiles, ont subi les outrages du temps ou ont été démolis par leurs propriétaires.
Au cours d’une balade bucolique, les randonneurs pourront admirer cet exemple d’architecture « hydraulique » et rendre ainsi un petit hommage à l’ingéniosité et au savoir-faire des générations qui nous précédés.

Notre rivière : Le VIEUX JONC

Bordée le plus souvent de peupliers, de frênes, d’aulnes glutineux (vernes) et de saules, et frangée également de nombreuses espèces d’arbustes (prunelliers, vorgines, …), notre rivière s’écoule paisiblement au milieu des champs et des prairies. Elle ressemble étrangement à toutes les autres rivières du plateau de la Dombes et ne semble pas justifier d’un intérêt particulier, si bien que certaines de ses caractéristiques nous sont bien souvent méconnues.
Et pourtant, cette rivière qui a donné son nom (en partie) à notre commune mérite que l’on essaie de mieux la découvrir.

Ses sources
Il n’existe pas de source unique et bien différenciée, même si l’on a coutume de dire que le Vieux-Jonc provient de l’étang du Grand Marais sur la commune de Dompierre sur Veyle. En fait, il contourne cet étang sur toute sa longueur, mais il trouve son origine plus loin, vers le lieudit « Le Geai » sur la commune de Chatenay, où plusieurs sources sourdent d’un terrain marécageux et se réunissent en u ruisseau, également alimenté par des résurgences et des déversoirs d’étangs, notamment ceux de Cormorand, Moulin, et même celui de Bernon situé encore plus loin à la limite de la commune de Chalamont.

Son parcours
Après une brève incursion sur le territoire de la commune de Dompierre, il passe sur la commune de Saint-Paul-de-Varax, avant de pénétrer sur le territoire de notre commune, qu’il traverse sur sa plus grande longueur selon un axe grossièrement orienté Sud-Nord. Il « arrose » ensuite Montracol, sert de limite entre Montracol et Buellas, puis entre sur le territoire de Buellas. Enfin, il se jette dans l’Irance au lieudit Moulin Augier à la limite Buellas et Montcet. Au total, il parcourt environ 28 km, dont 8,450 sur la commune de Saint-André.

Les affluents
Ce sont essentiellement des biefs : le Bief de Croix sur la commune de Saint-Paul-de-Varax, le Bief de la Thuaille qui trouve son origine sur la commune de Servas, le Bief des Poches qui sur la commune de Saint-Rémy prend le nom de Cône et le Bief de la Culotte qui « arrose » Saint-André-Sur-Vieux-Jonc et Montracol. N’oublions pas le bief, sans nom, qui trouve son origine à la Bêche, passe sous l’usine « les salaisons de Saint-André » et va se jeter dans le Vieux-Jonc près du pont de Curtablanc. Ces biefs sont tous des déversoirs d’étangs, ce qui explique leur régime très irrégulier.

Le nom
A ce niveau, notre rivière présente une particularité car elle est la seule de la région à s’écrire en deux mots. Le nom le plus ancien que l’on connaisse est « Vioujon » en 1378, puis « Viouson « et enfin « Vieujon » au 17ème siècle. Ce n’est qu’au cours du 19èmle siècle que le nom évoluera en « Vieux Jonc ». Peut-être faut-il voir ici la fantaisie d’un scribe qui n’a pas respecté l’orthographe d’origine et a cru bien faire en écrivant ce nom en deux mots bien connus de la langue française.
Selon certains, Vieujon trouverait sont origine dans un radical préceltique « vis » qui signifiait simplement l’eau, le fleuve. Selon d’autres, Vieujon serait une déformation des « villons » ou « vorgines », arbrisseau fréquemment rencontré sur les rives de notre rivière.

L’autre rivière de Saint-André : LA VEYLE

N’oublions pas que notre commune est aussi bordée par la Veyle, qui sert de limite entre Saint-André et Péronnas sur un peu plus de 2 kms, pour un cours d’une longueur totale de 68 kms. Comme le Vieux-Jonc, la Veyle prend sa source sur le territoire de la commune de Chatenay.

Hormis la longueur, ces deux rivières présentent des caractéristiques assez voisines en ce qui concerne notamment leur pente moyenne, pratiquement équivalente, leurs débits et leurs dimensions, largeur et profondeur, au moins sur la commune de Saint-André, et la qualité des eaux.

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