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UN PEU D'HISTOIRE

Ancien mur de la Mairie

Saint-André-sur-Vieux-Jonc fait partie du Canton de Péronnas.

Le village s’appelait Saint-André-le-Panoux jusqu’au 19 février 1902. Le nom a évolué au cours des siècles en le Panos (1119), Lo Panoux (1272), Sanctus Andréas Panosus (1325).
L’étymologie est controversée : pour certains, elle viendrait du nom patois Panossus, le rapiécé dérivé de Panhoussa, le chiffon. Pour d’autres, le nom du village viendrait de Pansu, épi.

Nom des habitants : Jonçois

Population :

En 1800 = 687 habitants --- En 1831 = 699 habitants --- En 1861 = 789 Habitants
En 1891 = 836 habitants --- En 1921 = 694 habitants --- En 1954 = 604 Habitants
En 1999 = 965 habitants --- En 2007 = 1006 habitants --- En 2010 = 1077 Habitants.

Superficie : 2422 hectares
Altitude : 250 mètres environ

Environ 400 hectares de bois sont implantés sur la commune.

Le village est situé à la limite de la plaine de la Bresse et du plateau de la Dombes, à 9 kms au sud-ouest de Bourg-en-Bresse, préfecture du département de l’Ain.

Le bourg ramasse ses maisons autour de la petite église, datant avec certitude du XIIème siècle, tandis que les dix-neuf hameaux et lieudits s’éparpillent dans un paysage de bocage coupé de haies ou de lambeaux forestiers.
La particularité de ce village est qu’il est situé mi-Dombes, mi-Bresse. La partie Nord –ouest fortement boisée, s’apparente à la plaine de la Bresse. Les autres parties, trouées d’étangs, appartiennent au limon de la Dombes d’origine glaciaire.
Jusqu’au milieu du XVIIIème siècle, Saint-André-sur-Vieux-Jonc comptait 337 hectares d’étangs. L’assèchement de ceux-ci, encouragé sous le second empire, fait qu’aujourd’hui, il nu reste plus qu’une dizaine d’étangs sur la commune pour une superficie d’environ 100 hectares.

Le charme de Saint-André-sur-Vieux-Jonc tient à l’aménagement fleuri de la rue principale sur laquelle se trouvent quelques petits commerces.

Après avoir remporté plusieurs fois la 1ère place départementale dans catégorie (de 500 à 1000 habitants), Saint-André-sur-Vieux-Jonc a obtenu sa première fleur au concours régional des villes et villages fleuris en 2010.

LES PONTS DE SAINT-ANDRE

Les voies qui desservent les différents hameaux de la commune ou qui la relient aux villages extérieurs, ont été tracées au dix-neuvième siècle, fixant pour la plupart, les chemins et « charrières » dessinés de tout temps par le passage des habitants, allant et venant pour leurs échanges commerciaux ou sociaux.

Simultanément, il a fallu organiser le franchissement des cours d’eaux. A cette fin, les municipalités successives ont lancé la construction d’ouvrages d’art que nous empruntons encore aujourd’hui sous une forme restaurée.

Les ponts sur le Vieux-Jonc ont été les premiers à se révéler nécessaires en raison des larges débordements de la rivière aux périodes de pluies :

En 1816, deux ponts sont ainsi construits :
•    L’un « dans l’endroit ou la rivière coupe le chemin tendant de Bourg à Saint-André-le-Bouchoux » (sur la D67, Pont Marmont).
•    L’autre « dans l’endroit où elle coupe le chemin tendant de Saint-André-le-Bouchoux à Condeissiat ».

La même année, toujours pour franchir le Vieux-Jonc, on reconstruit la planche devenue vétuste, sur le chemin de Saint-André-le-Panoux à Condeissiat (route de château Gaillard).
La délibération du Conseil Municipal précise «  ces trois passages étaient extrêmement dangereux dans les grandes eaux puisqu’il n’y a pas d’année qu’il ne périsse des voyageurs dans les différents endroits ».
L’ensemble des travaux coûte 4 818, 44 francs au budget communal.

En 1827, le mauvais état des chemins et leurs franchissements conduisent le Préfet à répondre aux plaintes des utilisateurs en demandant au Conseil de faire construire deux « ponceaux » sur le chemin de Saint-André au Bouchoux et deux sur celui de Saint-André à Bourg, pour 342 francs.

De nouveau en 1829, la commune demande un devis pour la construction (ou la réparation ?) de deux « ponceaux » à hauteur de 268 francs, à Bourbouillon, entre Saint-André et Saint-Rémy et à « Petit Jean » entre Saint-André et le Bouchoux.
Cependant, le budget n’est pas suffisant et aucun entrepreneur n’accepte de s’en charger. Un nouveau devis établi porte le coût à 496 francs. Ces travaux sont financés par imposition extraordinaire.

Le pont de Curtablanc n’est pas mentionné dans ces documents mais sa construction est certainement liée à la même période.
Le 22 juin 1944, les allemands, pourchassés, dynamitent le pont pour protéger leur retraite.

En 1832, la municipalité demande un devis pour un pont (sur la Veyle), de 4 pieds de large sur 3 « d’embouchure » à la montée de la Fretaz qui se ferait par journées de corvée ; et lance la construction du Pont de Trois Fontaines. Ce vieux pont démoli pendant la seconde guerre mondiale a été reconstruit dans les années 50. On en profite vraisemblablement pour l’élargir afin de répondre aux besoins des automobilistes de plus en plus nombreux.
Les deux constructions viennent remplacer deux ponceaux dont on réutilise les matériaux pour diminuer les coûts. Le montage financier est partiellement fait par l’utilisation des fonds initialement réservés au salaire d’un instituteur que la commune n’a pas trouvé. Le solde est assuré par des donateurs, au nombre de 31. Les deux ponts sont achevés en 1843.

Les registres municipaux mentionnent ensuite les campagnes d’entretien qui relevaient  des nécessités : le Vieux-Jonc, apparaît comme une petite rivière paisible. Ses crues peuvent cependant être importantes et le maintien du bassin d’extension des eaux doit faire l’objet d’une attention constante. On connaît les dégradations causées par l’inondation de Lyon en 1840. Mais les inondations subies dans la région sont souvent aussi violentes. Ainsi, le Vieux-Jonc en crue la même année a emporté le pont au bas de la montée « d’Etion » sur la route de Bourg à Trévoux. De même sur le territoire de la commune, les eaux avaient certainement dû envahir une bonne partie des terrains environnants.

 

L’ARRIVEE DE L’ELECTRICITE SUR SAINT-ANDRE-SUR-VIEUX-JONC

Qui a inventé l'électricité ?

La lumière du jour a rythmé les journées de l'homme. L'alternance de la nuit engendrait pour lui un sentiment de crainte : l'être humain n'aime pas le noir de la nuit. La réaction première après la découverte du feu fut logiquement de se chauffer, de faire cuire les aliments, mais aussi de servir du feu pour éclairer la période nocturne.
C’est ainsi que la cheminée dans les chaumières fut un des premiers moyens d’éclairage. Puis vint la bougie, la lampe à huile, la lampe à pétrole, la lampe à gaz de pétrole ou à gaz d'essence, la lampe Pigeon où l’on utilisait l’essence minérale comme combustible, la lampe tempête pour s’éclairer à l’extérieur….

L'éclairage électrique remonte au XIX° siècle. Touchant d'abord les grandes villes, il faut attendre le début du XX° siècle pour en faire bénéficier nos villages de campagne. C'est à la fois l'invention de la dynamo en 1872 par Gramme et la mise au point de la lampe à filament de carbone par Thomas Edison en 1879 qui permettra la diffusion de la fée électricité.

Dans les années 1700, James WATT, un inventeur écossais, apporte des améliorations au moteur à vapeur. C’est le début de la Révolution Industrielle. Après sa mort, le nom de Watt devint l’unité de puissance lorsqu’on parle d’électricité.

Aujourd'hui, l'homme produit de l'électricité à partir de différentes sources d'énergie ;  certaines sont plus polluantes que d'autres.

L’électricité fit sa première apparition publique en 1881, à l'Exposition Internationale de Paris mais l’électrification rurale de la France a été réalisée en grande partie entre 1920 et 1939.
Il faut aussi noter que l’arrivée de l’électricité dans les fermes provoque, bien sûr, un changement radical de l'éclairage dans la maison mais va bien au-delà : cette électricité signe aussi l’arrivée d’une nouvelle force motrice qui va favoriser un développement rapide du machinisme agricole. Le moteur électrique, par sa polyvalence, sa simplicité de fonctionnement et d'entretien, et surtout sa petite taille, séduit immédiatement. Il entraîne des meules, scies, motopompes, broyeurs, batteuses, treuils, aplatisseurs, mâche paille, coupe racines, concasseurs à tourteau, pétrins mécaniques, barattes, malaxeurs, écrémeuses, tondeuses, couveuses, trayeuses...Ses avantages en font un auxiliaire indispensable à la petite et moyenne exploitation.

Pour Saint-André-sur-Vieux-Jonc, c’est en date du 24 août 1912 que l’on retrouve trace d’un premier courrier émanant du maire de Condeissiat demandant au maire de notre commune de bien vouloir faire prendre par l’équipe municipale une délibération conventionnelle acceptant l’électrification du village. Cette demande fait suite à un courrier du Directeur de l’Union Electrique de l’Ain qui fait trace de lignes électriques sur Saint-André-sur-Vieux-Jonc, Condeissiat et Chaveyriat.

Le 10 novembre 1912, cette délibération conventionnelle est prise. La première guerre mondiale éclate et c’est seulement dans sa séance du 3 juin 1923 que l’on retrouve la volonté du maire et des élus, de créer un syndicat intercommunal.
Le 30 août 1923, une délibération du conseil municipal est prise pour donner l’adhésion de Saint-André-sur Vieux-Jonc au syndicat Intercommunal de Condeissiat.

Le 15 novembre 1925, une commission municipale est crée pour assister le maire dans le projet d’électrification de la commune.

L’année 1926 voit la création du réseau électrique du syndicat intercommunal de Condeissiat. Le conseil municipal, sous l’impulsion de son maire Charles Morel, après avoir délibéré :
•    Donne son accord, en date du 7 Janvier 1926 pour la constitution d’un syndicat d’électrification qui s’appellera « Syndicat Intercommunal d’électricité de Condeissiat ». Il aura pour mission d’étudier financièrement et techniquement l’électrification des communes adhérentes.
•    Décide, dans sa séance du 3 octobre 1926, de faire installer l’éclairage électrique dans les bâtiments communaux : mairie, école de filles, école de garçons, logement de l’instituteur, église, cantonnier, poids publics et pompes à incendies.

Le coût total de l’opération pour le Syndicat Intercommunal d’électricité de Condeissiat, qui porte l’ensemble du projet, est estimé à environ 1.500.000 anciens Francs (2286.63€). Le syndicat fera appel à l’emprunt (Crédit Agricole et Crédit Foncier) et à des souscriptions publiques (emprunt de gré à gré auprès des particuliers). De nombreux jonçois souscriront au premier emprunt.

Le conseil municipal, au cours des mois et des années suivantes, devra à nouveau délibérer sur la création des ressources nécessaires à la construction  du réseau complémentaire d’électricité que le syndicat projettera de construire au fil du temps.

Les habitants peuvent à ce moment demander à être raccordés au réseau et dans tous les foyers, on peut entendre :

« Pour allumer, c’est magique !!! il suffit d’abaisser un petit interrupteur en cuivre fixé sur un "bouton" de porcelaine… »

Cependant, habitués à faire des économies, beaucoup d’heureux abonnés, continuaient à veiller au coin du feu, comme au bon vieux temps !


Aujourd’hui, l'électricité est tellement présente dans notre vie quotidienne que nous avons souvent tendance à la considérer comme une nécessité d'ordre naturel, au même titre que l'eau courante.

Vecteur énergétique indispensable à notre mode de vie, l’électricité est aujourd’hui utilisée pour l’éclairage, le chauffage mais aussi pour alimenter de nombreux appareils que nous utilisons tous les jours.

Devenue un indicateur de développement humain, l’électricité est indispensable et on assiste à une électrification du monde de plus en plus répandue et intense.

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